• Trio de tapenades bien tapées

    Triotapenade
     
    A les regarder, ces tapenades semblent toutes les mêmes, non ?
     

     

    Voici donc un test, (en hommage à Caroline et ses culino-tests ) non pas de différentes tapenades suivant différentes recettes, ni de différentes tapenades du commerce, mais bien un test d’une même tapenade faite avec plusieurs robots… 

     

    Qu'est ce que ça donne au niveau du goût, et au niveau de la texture ? Aiguisez vos papilles !

     

    La recette est ici (NB : j’ai oublié le thym frais ! du coup je n’en n’ai mis dans aucune des trois préparations)

     

    Ingrédients tapenade

     

    Les ingrédients sur la piste de départ !

     

     

     

     

    Les robots:

     

    Un mixeur (le mien est de la marque Bamix, mais n'importe lequel fera l'affaire).

    Un mini-hachoir comme celui-ci (il s'adapte sur le mixeur).

    Un Oscar .

     

    Le résultat:

     

    Tout de suite après la préparation, 

    • très nettement, au niveau de la texture, l’Oscar est gagnant, le tout est lisse, véritablement  et intimement mélangé. Au niveau du goût, aucune saveur n’étouffe l’autre… Cela paraît un peu salé, peut-être ? non, finalement!
    • Avec le mini-hachoir, la texture est nettement moins fine, mais au niveau du goût, ça se discute, évidemment : de temps en temps un mini morceau de câpre, ou d’anchois vient corser l’affaire, mais faut vraiment bien « déguster » pour que cela se goûte.

     

    48h après, je sors les 2 pots du frigo 2 heures avant la dégustation.

     

    • Je passe au mixeur la moitié de la tapenade obtenue au mini-hachoir (celle avec des vrais morceaux d’olives dedans). Maintenant, j’obtiens une purée très noire, très lisse (mais pas plus qu’à l’Oscar).

    Sur un morceau de baguette, nous dégustons les 3 (mais pas à l’aveugle…le premier cobaye qui passe y goûtera avec un bandeau sur les yeux, il en reste dans le frigo !).

     

    Gagnant : la tapenade à l'Oscar, plus aromatique! Presque aussi bien : le mini-hachoir, un goût délicieux, mais une texture moins « smooth ».

    Bon dernier : le mélange que je viens de faire au mixeur, trop salé, presque métallique de goût… Mais évidemment, c'est une question de goût, donc personnelle!

     

    Prix :

    Tous ces ingrédients sont chers, encore plus en bio, ou du moins en qualité artisanale et « de pays ». Je me réjouis de pouvoir refaire cette tapenade avec des olives de Provence, du thon blanc germon de la Belle-Iloise, des câpres de  Sicile (Jean-Louis, quand y repars-tu ?), des anchois buena Tierra; cependant, on disait que je n’avais pas encore gagné au loto et donc, que j’étais allée au supermarché du coin qui commence par un D (comme dans LION).

     

    Pour 600g de tapenade  comptez 10€20 au prix du supermarché.

     

    Alors, si vous avez un méga apéro, n’hésitez pas. Jouez du mini-hachoir (ou de l’Oscar) et préparez votre tapenade, 48h à l’avance (elle sera meilleure) et épatez vos invités avec une baguette et un verre de vin… et un pot de tapenade home made.

     

    Et si vous en avez marre de manger de la tapenade sur un morceau de baguette avec un verre de vin, vous pouvez en faire un cake marbré tapenade-tomate présenté ici par Anaïk !

     

  • La colère des aubergines

    coleredesaubergines

     

    Oui, j'aime lire les livres de cuisine comme des romans, j'adore le parfum chaud du curry, donc, ce n'est pas étonnant que je sois tombée sous le charme de ce recueil de nouvelles et de recettes, écrit par une peintre-écrivaine indienne, Bulbul Sharma.

    Dans une dizaine de récits (à la fois drôles et touchants, parfois surréalistes) autour de la création de repas, nous livrant tout à la fois les secrets de cuisine détenus par la cousine pauvre que l'on recueille par charité, ou de rêves de sauce aux pois chiches faits par la veuve obligée à jeûner par sa belle-mère, Bulbul Sharma lève le voile sur la culture indienne, car quelle civilisation vous résiste, quand vous la prenez par l'angle de la cuisine et de ses coutumes gourmandes ? Très bon glossaire à la fin.

    C'est un livre paru en 2002 chez Picquier poche.

    Bientôt, une recette tirée de ce livre et une photo !

     

    Des extraits et d'autres avis chez Chef Simon,  chez Chazallet,  et "A part ça rien" .

  • Boulettes de lentilles corail

    Boulettes de lentilles

     

    Pour remplacer la viande ou le poisson, rien de plus précieux que les légumineuses, qui en association avec du riz, vous rassasieront tout en allégeant votre empreinte écologique.

    Pensez-y, de temps à autres, et régalez-vous avec les nombreuses sortes de légumineuses. C'est vrai qu'elles demandent souvent un peu de prévoyance, car vous devrez les tremper entre 12h et 4h; cependant, les lentilles corail sont la providence des oublieuses, car elles peuvent ne pas tremper, en sont en tous les cas très vite cuites. Elles sont oranges et pâlissent à la cuisson. Vous les trouverez dans votre épicerie bio favorite !

     

    Ingrédients:

    Pour une quarantaine de boulettes entre 25 et 30g pièce

     500g de lentilles
    125g de farine (de froment, de lentilles, d'épeautre...)
    1 bouquet de coriandre
    Sel
    8 pincées de piment fort en poudre
    1 yaourt entier
    Graisse de palme bio non hydrogénée (pour la cuisson)/coco/ ou huile d'olive

     

    Comment faire:

    Faites cuire les lentilles comme indiqué sur le paquet (max 15')

    Après cuisson, les lentilles sont déjà fort réduites en purée. Rajoutez-y la farine, le piment en poudre, le sel et la moitié de la coriandre hachée.

    Faites chauffer doucement la graisse de palme dans une poêle, et faites dorer vos galettes, 7' de chaque côté. (le feu doit être doux).

    Pendant ce temps, fouettez le yaourt, ajoutez-y l'autre moitié de la coriandre et servez avec les boulettes, que l'on peut tremper dedans si on les mange pour un apéro, avec d'autres "tapas" si vous le voulez (et c'est très nourrissant!).

    Sinon, servez la sauce à côté, sur l'assiette!

     

     

  • Mini-quiches chèvre & romarin

    Il y a à peu près autant de pluie en ce mois de mai qu'il en a manqué en avril... ça nous fera une moyenne! Les envies de petites choses estivales sont quand même là, et les piques-niques improvisés ou non appellent des trucs sympas à manger avec les doigts. Comme Mitsuko, je vous propose ma version "rétrécie" des quiches, comme lunch au bureau ou ailleurs, sur le pouce, ou sur un coin de table:

     

    Mini quiches chèvre-romarin

     

     

    Pour 12 mini-quiches

     

    Ingrédients:

     

    1 courgette

    1 fromage de chèvre un peu "fait"

    2 branches de romarin frais

    3 oeufs

    sel, poivre

    1 pâte feuilletée

    2 moules mous à 6 empreintes (c'est comme vous voulez, mais moi, depuis que j'ai découvert ce genre de moule, je m'éclate, c'est trop simple, à faire, puis à nettoyer).

     

    Comment faire:

    Avec un verre dont la taille est adaptée à vos empreintes, faites des cercles de pâte, dont vous chemisez le moule.

    Détaillez les courgettes en fines lamelles.

    Faites de même pour votre fromage de chèvre (vous devez avoir 12 morceaux.

    Battez vos oeufs en omelette.

    Disposez 3 tranches de courgettes dans le fond de chaque moule. Avec vos ciseaux, laissez tomber des morceaux de romarin frais sur les courgettes, recouvrez avec la tranchette de fromage de chèvre, versez y un peu de l'oeuf battu, poivrez, salez (modérément).

    Faites cuire 30' à four préchauffé sur 165°.

     

    Ca se mange chaud ou froid, avec une salade, ou des crudités à votre goût!

     

     

  • Frigo (épisode 11)

    Frigo 17-5-07

     

    Frigo un peu "brol" comme ont dit à Bruxelles, c'est-à-dire en désordre, avec plein de petits  "tup" dans tous les coins, et de plats en attente pour un week-end chargé.

     

    Du bas vers le haut

     

    Bac à légumes: chou blanc, carottes, chou rave, courgette, salade de blé, Eh oui, les légumes d'été ne sont pas encore là!

    Au dessus: lasagne maison,  poireaux.

    Encore plus haut: Quiche épinards/fromage de chèvre, différentes charcuteries dans leur boîte à étage.

    Planche supérieure: Riz (un restant pour le pique-nique de Clara), 2 galettes de riz (toujours pour une collation); des mini-quiches courgettes/chèvre/romarin- photo et recette prochainement- ; des tartelettes fruits rouges/poivre rose/chocolat (à refaire, le dosage n'est pas assez équilibré); du ketchup bio; 

    La demi-planche au dessus: curries frais, pâté végétal "Tartex", gelée de groseilles/framboise faite par ma maman- dans pot "bonne-maman".

    Encore plus haut: du rôti de porc, du hoummous (même pas maison! comme quoi, même chez moi, il y a parfois des jours paresseux...); des boîtes de la Belle-îloise à terminer (sardines, thon) pour les en-cas de minuit ou les tartines de midi...

     

    Dans la porte:

    Kéfir, lait cru, lait de riz, chlorure de magnésium- c'est la bouteille barrée d'une croix, excellent pour booster l'immunité-, sève de bouleau- je n'arrive pas à terminer!- les minéraux liquides- ça c'est mon homme qui a du mal- et mes pâtes d'oléagineux- sésame, noisette, amandes,cacahuètes...

     

     

     

     

  • Croquez la vie

     

    Croquez la vie

    Editions Soliflor

     

    Je n'ai pas d'influences en cuisine!  Bon, ça c'est quand je réinvente, devant un gros buisson de romarin à la Croix de Barlet, les brochettes de poulet sur branche de romarin effeuillée, et puis qu'en relisant Jamie Oliver, je m'aperçois que j'ai piqué cette idée là dedans!

    Mince, à force de lire les bouquins de cuisine dans  mon lit (et à ne jamais les ouvrir en cuisine), voilà ce qui arrive: je pense avoir rêvé une recette, alors que je l'ai lue, et stockée dans mon cerveau, tiroir "idées pour cuisiner et manger".

    D'aussi loin que je me souvienne (disons plus de 20, non 25 ans ?!) je découpe 1. des critiques de film 2. des recettes de cuisine (bon, les critiques de film, ça doit faire près de 30 ans! pas possible ). Bon, j'ai arrêté depuis longtemps pour les critiques de film (Internet, pour ça, c'est génial, un bon dico des films en 6 volumes aussi).

     

    Mais pour les recettes? hum. Disons que je lis tout ce qui me tombe sous la main, en empruntant pas mal à ma bibliothèque, et achetant aussi. Alors ? Les influences ?

    Beaucoup de blogs, évidemment (certains sont à droite de ce billet). Des recettes arrachées dans les magazines, des fiches du Elle, les Régal stockés à la sauvage - que Véronique me ramène de retour du Thalys- , des livres aussi... Bon alors, on se lance: Jamie Oliver, Marie-Louise Cordillot, Taty, Valérie Cupillard, Camellia Pendjabi, Trish Deseine, Alexandre Dumas et son dictionnaire de la cuisine... Sans oublier Pol Grégoire, cuisinier autodidacte, que Diane de Brouwer met à l'honneur dans ce livre au format maniable, avec les aliments basiques revisités par ce chantre de la cuisine vivante: chacun est présenté ici sous ses différentes variantes: "Top", "Contexte idéal", "Alternatives", et détail (mais pas tant que ça) intéressant, le "decrescendo" énumère les aliments de même type dans un ordre de valeur nutritionnelle décroissant, comme Taty les présente également,  en les classant par ordre d'intérêt dans les catégories "Ressourçant", "De soutien", "De confort".

    Le beurre, le sel, le chocolat, les frites, le cola, la béarnaise, le ketchup, la viande de boeuf,le parmesan  et beaucoup d'autres,  sont passés au crible de son oeil aiguisé de cuisinier- nutritionniste, avec des recettes en prime. De quoi assurer un passage en douceur vers une alimentation vraie.

     

    La purée CLV

     

    De plus, c'est illustré avec beaucoup d'humour...

     

    Le chocolat CLV

     

     

  • Galettes aux graines germées

    Galettes esséniennes

    Galettes* dans ma vieille boîte de la section anversoise des patrons pâtissiers de Belgique...

     

    Avec Oscar  (oui, je sais je vous en rebats les oreilles, mais je l'utilise tous les jours, c'est difficile de ne pas parler de lui régulièrement...) il y a aussi moyen de broyer finement des graines germées- en fait, dans ce cas, trempées au moins une nuit, ce qui débarasse les céréales de l'acide phytique, un composé organique présent dans les fibres des céréales, et qui "vole" vos minéraux, et qui lance le processus de germination- (épeautre, sarrasin) jusqu'à l'obtention d'une pâte, qui , mélangée à du shoyu, de l'huile, du sel et des herbes, des graines de sésame, vous permettra d'obtenir ces galettes, absolument délicieuses.

     

    Pas d'Oscar ? Passez  chez Mercotte, qui propose le même genre de recette à faire avec un moulin à café. Vous pouvez aussi essayer avec votre robot, cela donnera une autre texture plus grossière, mais avec un effet croquant à la sortie du four qui vous ravira (presque) pareil!

     

    Ingrédients (pour beaucoup de galettes! mais ma petite famille en raffole):

    600g d'épeautre complet bio

    400g de graines de sarrasin

    6 c.a.s d'huile de tournesol

    Shoyu, ou du sel.

    Graines de sésame

     

    Comment faire:

    Faire tremper, séparément, durant une nuit, l'épeautre et le sarrasin, séparément. Les égoutter ensuite, et les rincer, puis le faire germer, au minimum une demi-journée. Les re-rincer avant de les moudre, à l'Oscar ou un autre moulin.

    Mélanger à la pâte l'huile, le shoyu (goûter, rectifier, si nécessaire: le shoyu remplace le sel...).

    Vous obtenez une pâte collante, dont vous prenez un pâton, à placer entre deux feuilles de silicones afin de l'aplatir le plus finement possible.

    Pour ma part, je cuis ces galettes à 180°, 20' .

    Mais si vous avez un four qui démarre à 65° (et du temps) vous pouvez les y sécher durant 3 ou 4h. L'ennui, c'est que j'aime en faire beaucoup, et que mon four n'est pas assez grand pour tout faire à ces basses températures.

    Je n'arrive pas non plus à leur donner une forme très sage ou carrée, elle sont toujours biscornues...

     

    A déguster avec hoummous, tartinades de lentilles, pamesan ou tout ce que vous voudrez!

     

    * C'est Taty qui m'a fait découvrir cette recette, qu'elle appelle "Biscotte essénienne" dans son livre "Germes de gourmands" 8,50€ dans toutes les bonnes maisons!