• Manger de saison, bon et pas cher

    Le mot crise est revenu dans notre vocabulaire, et pas seulement assorti du qualificatif politique (notez bien que pour les enfants, comme moi nés dans les années 60, ce mot n'est pas nouveau; j'avais 10 ans lors de la "première" crise pétrolière, et j'ai bien l'impression d'avoir toujours vécu "en crise", cad en économisant l'électricité, en recyclant le papier- pas seulement en jetant le papier dans les sacs jaunes et profitant des dimanches sans voiture de l'hiver 73 pour faire de la luge sur les routes pentues du Condroz hutois ) .

     

    http://kitchencrise.blog.mongenie.com/index/tag/50+euros+pour+4

     

    http://www.manger-vivant.fr/dessert-alimentation-vivante/

     

    http://cuisine-pas-chere.com/

  • Une expérience de locavore: et vous ?

    kingslover

     

    J'étais déjà une lectrice de Barbara Kingsolver (Une romancière américaine, scientifique de formation, qui écrit des romans dont les thèmes tournent autour de l'écologie, et de femmes qui se battent pour que leur vie tourne comme elles le souhaitent), et quand j'ai reçu pour mon dernier anniversaire ce dernier opus, j'étais donc ravie.

    Ce n'est pas un roman, mais un journal qui reprend mois après mois une année d'autarcie de la famille Kingsolver Hopp (ils s'y sont mis à trois pour la rédaction, la mère, le père et la fille ainée). Après des années passées en Arizona, la famille (les parents et deux filles)  retourne vers le Nord des US et les Appalaches pour y cultiver une terre plus fertile, sous un climat plus humide que celui de l'Arizona désseché, et tenter de vivre sans autre apport alimentaire que celui produit par ce jardin!

    Le texte est donc une compilation des expériences potagères de Barbara, des encarts informatifs de Steven, et des recettes concoctées par Camille (il est aussi fait récit de l'élevage de poulets de Lily, la cadette, par Barbara).

    Vous le devinez: Barbara, Steve, Camille et Lily ont tenté le "locavorisme" ou comment se nourrir uniquement des produits d'une région ? Vous avez sûrement entendu ou lu à ce propos (êtes-vous locavore ou distavore ? )

    Cela demande une certaine abnégation. Car même si je suis largement convaincue que les produits poussés sur le lopin de terre où vous respirez sont plus adéquats pour votre organisme ( au point de vue énergétique) que des aliments venus de continents lointains, il m'est difficile d'imaginer éliminer certains produits complètement de mon régime alimentaire: bananes, citrons, graisse de palme, crème de coco, thé, café, vanille, cannelle, tonka, sucre de canne...par exemple, et la liste n'est pas close.

    Et pourtant, comme la famille Kingsolver Hopp ( visitez leur site:animal vegetable miracle) nous pourrions encore faire des efforts... (ils se sont passés de bananes pendant un an!)

    "Si chaque citoyen américain consommait chaque semaine un repas (quel qu'il soit) composé de viandes et légumes produits localement de façon biologique, la consommation de pétrole serait réduite de plus de 1,1 million de barils de pétrole par semaine. (...) devenir une nation moins tributaire en matière d'énergie pourrait commencer très simplement par un bon petit déjeuner." S.Hopp

    Donc, un seul repas par semaine, comme par exemple un petit déjeuner composé de pain maison (farine d'épeautre d'Ardenne), de beurre (Ferme Ottoul à Mohiville), d'oeufs de ferme (Coprosain, région de Ath), d'un jus de pommes (verger familial dans le Condroz ) et de carottes (maraîcher Born près de Havelange), et d'une tisane de romarin (qui pousse sur ma terrasse...). Seul le sel ne vient pas de Belgique, mais de France...

    Et vous, quel repas est composé à 99% de produits de chez vous, ou pas loin (disons max. 160 km; ce qui est la distance communément admise chez les locavores) ?