Le nouveau régime méditerranéen #lecture #anti #cholestérol

Capture d'écran 2015-04-23 13.13.59.pngJ'essaye de lire un livre par semaine dans ma thématique (heureusement, je lis vite!). C'est Jérôme B. un de mes clients, qui m'a demandé ce résumé. Livre très intéressant; je vous en donne l'essence ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi j’ai arrêté de prendre ma pilule anti-cholestérol quotidienne

Dans son nouveau livre, Michel de Lorgeril et sa coauteure passent en revue différentes diètes, ou « régimes », (y compris le régime végétarien), pour compiler leurs effets (validés scientifiquement) sur les maladies cardio-vasculaires.

De Lorgeril, c’est ce médecin et chercheur en nutrition au CNRS, qui a réalisé la célèbre « Etude de Lyon » (à laquelle P.Salen a également contribué) qui met en lumière les effets préventifs sur les maladies cardio-vasculaires de la diète méditerranéenne. C’est grâce à lui que j’ai arrêté de prendre des statines (cet hypocholestérolémiant aux pervers effets secondaires) qui m’avaient été prescrites par d’autres docteurs moins au fait,  pour me concentrer sur un mode de vie  protecteur.

On creuse sa tombe avec ses dents

C’est certain que la nutrition et ses effets sont peu étudiés lors des études de médecine. Lire ce livre, avec les efforts particuliers des auteurs  pour montrer les implications de notre choix alimentaire jusqu’à notre environnement global, est un excellent moyen de comprendre que manger, c’est non seulement prendre soin de sa santé, mais que c’est aussi un choix politique, sociétal, et environnemental. On vote avec notre assiette, et on creuse sa tombe avec les dents, vous connaissez ces adages. Ils sont vrais !

Le nouveau « Nouveau », c’est le « Traditionnel »

Si les auteurs parlent de « Nouveau régime méditerranéen » (il n’y a rien de nouveau dans les principes que je vais vous expliquer, dans ce qu’ils ont étudié il y a une petite vingtaine d’années), c’est justement à cause de cet aspect environnemental. Car choisir ses aliments selon le régime méditerranéen sans faire super gaffe à leur origine, c'est sans effet protecteur aucun. Par exemple, choisir de huile d’olive extraite à chaud,  de la viande provenant d’animaux élevés en batterie, des œufs de poules encagées et nourries au soja, des légumes de serre – tomates en hiver, aubergines, courgettes et brocolis en toute saison – ou en portion très limitée (une barquette  de carottes râpées  sous atmosphère protectrice par semaine), du poisson d’élevage bourrés d’antibiotiques et nourris à la farine (un mélange de poisson, de graisse végétale, de colorant et de conservateur, tope là), et oublier de manger des légumineuses parce que 1- c’est long à cuire, 2- ça fait péter – lire ici, clic.

Or, ce que de Lorgeril veut absolument mettre en avant dans son bouquin, c’est que les habitudes alimentaires traditionnelles, transmises par des siècles de pratique, nous indiquent la direction à prendre (ce qui n’empêche pas de profiter des progrès technologiques, transports, réfrigération et autres modes de conservation).

C’est quoi, alors, les habitudes traditionnelles dont il faut s’inspirer ?

« Les végétaux sont le noyau central de leurs repas.
Ils ne sont pas végétariens. Ils consomment des produits animaux de façon modérée (principe de frugalité).
Leurs habitudes alimentaires sont d’une extraordinaire diversité.
Ils mangent des aliments de saison.
Ils consomment beaucoup de céréales, légumes, légumes secs et fruits. » p. 57, titre livre.

La suite du bouquin explique comment nous devons choisir ces aliments.  Il convient de les choisir bio (si possible), ou alors cultivés/élevés avec le moins d’intrants possibles, bruts (non industriels), variés (voilà pourquoi vous avez des rayons aussi étendus en alimentation bio, rien que pour le choix en céréales…)

Et les aliments clés ?

  • Légumes et légumineuses. « Le mangeur méditerranéen consomme une grande quantité  et une grande variété de légumes toutes l’année et au rythme des saisons. » Accompagnés d’oignons, d’ail, de feuille de salade verte – toutes variétés- d’herbes aromatiques, d’épices, de jus de citron et d’huile d’olive.

Les légumineuses sont également très variées (haricots blancs, rouges, lentilles, fèves, lupins, pois ), associées à des céréales complètes.
Les fruits, mûrs, de saison ou déshydratés, ainsi que les « fruits à coque » sue sont les amandes, noix, noisettes.

  • Céréales : traditionnellement, autour du bassin méditerranéen, c’est le blé, mais compte tenu des intolérances au gluten de plus en plus souvent rencontrées, ls auteurs préconisent de se tourner vers d’auters céféales ou pseudo céréales, selon la gravité des troubles. Quinoa, sarrasin, millet, fonio, amaranthe, riz complet ou mi-complet, le choix  est large.
  • Matières grasses : l’huile d’olive (vierge de première pression à froid et conservée dans une bouteille sombre) reste la référence,  à la quelle les auteurs ajoutent l’huile de colza (même qualité), l’huile de noix, noisette, amande ou pistache.
  • Produits de la mer : poissons gras, sauvages, fruits de mer.
  • Produits de la ferme : volailles, porc, lapin, bœuf, agneau, charcuterie traditionnelle (savez-vous que le saucisson est une survivance des première conserves du temps paléolithique, et le jambon était couramment fabriqué au temps des romains ? ) œufs (à consommer à la place de la viande, et pas en plus) produits laitiers, le tout provenant d’animaux qui paissent en (presque) liberté .
  • Produits sucrés : à consommer avec modération, c’est-à-dire à l’ancienne : une fois par semaine, et les jours de fête. A propos de sucreries, les auteurs fustigent l’habitude de boire des boissons sucrées type soda, et le fait que ce soit moins  cher que de l’eau dans certains pays en voie de développement.
  • Boissons : la seule boisson indispensable est l’eau ! (privilégier, quand on a le choix, les eaux riches en calcium, magnésium et bicarbonate).  L’eau chargée en polyphénol (thé, café) ou l’ éthanol chargé des même polyphénols sont bien sûr autorisés aussi (l’un comme l’autre étant des piliers incontournables de la vie sociale).

En conclusion, les auteurs écrivent, (et j’adore évidemment cette conclusion) : "Manger et boire doivent redevenir des façons de se nourrir avec plaisir et en protégeant à la fois notre santé, celle de notre famille et celle de la planète." p.85

Le nouveau régime méditerranéen, Pour protéger santé et la planète, Michel de Lorgeril et Patricia Salen, ed. Terre Vivante.

 

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Commentaires

  • Je suis en train de lire ce livre, grâce à toi, et il me parle vraiment ... Merci !

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