Bases de la cuisine santé - Page 3

  • Frigo épisode 14: L'organisation !

    Frigo 15 janv2008

    Voici un nouvel épisode (le précédent date du 25 août!) de la saga des épisodes du frigo. Ces derniers temps, j'ai vu au moins deux magazines papier reprendre cette idée de "montre moi ton frigo, je te dis qui tu es" (en psycho, en diététique...), ça m'a donné envie de revenir à l'exposition bloguesque du mien. Et surtout, j'aimerais aborder par ce biais un sujet qui intéresse beaucoup les élèves du cours de "Cuisine-Santé" (et sutout Isabelle Clin d'oeil, qui s'est montrée avide d'informations et de "trucs" concrets): comment s'organise-t-on, en "Cuisine-santé" passer moins d'une heure par jour- en semaine- à produire toutes ces saines préparations ?

    En effet! N'a-t-on pas l'impression aujourd'hui de courir après le temps, ou que celui-ci s'écoule à une vitesse vertigineuse ? Les supermarchés l'ont compris depuis longtemps, remplissant de plus en plus leurs rayons frais de produits "prêts à l'emploi" conçus et fabriqué par l'imagination débordante (ou le goût démesuré du lucre, c'est selon) des industriels. Le supermarché à l'emblème du Lion, bien connu en Belgique, axe même sa toute nouvelle campagne (par courrier à la maison) sur des plats préparés "sains, frais et équilibrés". Si vous voulez le croire, c'est votre affaire! Mais même "Le Monde" se fait l'écho de livres mettant à mal le discours publicitaire en livrant les dessous des étiquettes, lire l'interview de Laurent Chevallier, auteur de "Impostures et vérités sur les aliments" (Ed.Fayard) et cette tribune, par le même Laurent Chevallier, médecin spécialiste de la nutrition. Extrait: "L'industrie agroalimentaire, outre l'utilisation excessive de chimie de synthèse, manipule, grâce au marketing insuffisamment contrôlé, non seulement les consommateurs mais aussi les professionnels de santé en diffusant des messages nutritionnels orientés, partiels qui en deviennent partials." Edifiant.

    Bon, mais ce n'est pas tout ça qui va nous aider à produire (au moins un) repas et nourriture saine et délicieuse en un tourne-main.Il va falloir quand même (un  peu) retrousser ses manches !

    • Placards, frigo et congélateur.

    Tous les 3 mois, je passe commande auprès d'un groupement d'achats (des consommateurs avisés se regroupent afin d'obtenir un volume suffisant pour obtenir les prix de gros chez des distributeurs de produits bio) pour mes marchandises non périssables. Cela va de l'huile d'olive au riz, en passant par légumineuses, bouillon de légumes, sel, produits Ecover, quinoa, farine, pâtes d'oléagineux, fruits secs, sucre. Les produits de base, quoi. (durée 4h tous les 3 mois -à cause de la participation qu'exige ce type de groupe).

    Toutes les semaines (mardi), je commande et reçois un panier de légumes bio, assemblé par une entreprise flamande qui livre à Bruxelles, tout près de mon travail (il y en a un peu partout, regardez ici) (durée 20')

    Toutes les semaines également (samedi), je passe prendre chez Coprosain à 3 km de chez moi une commande de beurre, lait et fromages crus, carcasses de poulet, viande saine (durée 40'). Je surgèle une partie du beurre, pour ne pas avoir à faire le déplacement chaque samedi (question de disponibilité, aussi!).

    Mon épicerie bio est très précieuse pour tout ce que je n'achète pas autrement: produits plus spécialisés, ou bien précis (lait de coco, agar-agar, lait cru de temps à autres, fruits, charcuterie, thé, tisanes).

    • Le samedi: plan d'action
      • Après les courses Coprosain: mettre en route le bouillon (5')- 3h de cuisson, mais je ne quitte guère la maison la matinée, donc je peux surveiller. SI je dois partir, ben tiens, je fais cela l'après-midi ou la soirée.
      • Faire aussi cuire "la grosse pièce" de viande achetée pour la semaine (nous sommes 3): un poulet, ou un rôti de porc au spiringue. Cuisson douce (puis 15' au moins à 200° pour le poulet afin qu'il dore, sinon, ce n'est pas terrible)- cela veut dire: mettre la viande dans un plat et le mettre au four. Je mets juste 3 gousses d'ail coupées en 4 sous la peau du poulet! (5')
      • Mettre en route la machine à pain (qui a déjà fait un pain durant la nuit)- nouvelle routine depuis peu!- essai cette fois ci avec farine à 98% (pour 1/2) et de l'avoine...(5')
      • Préparer une pâte à tarte, ou 2. (pour 4 tartes de taille normales ou pour 4X12 mini). En faire une pour les repas du we, éventuellement. (avec le lavage du robot: 10')
      • Préparer et cuire les derniers légumes racines du frigo- navets, panais, betteraves, céleri-rave, carottes- pour en faire une soupe/ et de la garniture pour tarte salée- voir ici une recette de tarte à la betterave rouge!-. Je cuis toujours les légumes à la vapeur, mixe avec le jus recueilli, du bouillon et zou. La moitié au frigo, l'autre au surgel. (permet de varier les soupes d'un jour à l'autre) (15' épluchage, 30' cuisson vapeur)
      • Faire tremper des haricots rouges (ou des pois chiches, ou des haricots blanc,ou des lentilles)(1')
      • Faire tremper du riz complet (1').
      • Rincer les grains de kéfir, verser le lait fermenté dans un tupperware, et remettre du lait cru sur les grains rincés (5')

    Tout cela en rangeant la cuisine, le lave-vaisselle, lavant le frigo, écoutant la radio et aidant la gamine à faire ses devoirs, et buvant ma p'tite tasse de thé du samedi matin, autant dire que cela n'est guère compliqué. Si je ne compte pas les cuissons, et rajoute 20' pour le rangement, ça nous fait 66'.

    • Le dimanche: plan d'action
      • Rincer les légumineuses, et soit les laisser germer pour les cuire le lendemain, soit les cuire le jour même (5'- cuisson 2 h suivant légumineuses)-Celles-ci permettront la confection de tartinades, hoummous, salades, chili con carne, épaissisement soupe, ou croquettes.
      • Préparer des biscuits, cookies ou blondies (30', cuisson entre 10 et 15' parfois plus) pour la semaine.
      • Mettre à cuire du riz ou de la quinoa, ou du millet, ou du boughour pour 2 repas d'avance. (5', cuisson entre 20' et 30' suivant la céréale choisie, ou si le riz a déjà trempé)
      • Etaler le 1/4 de la préparation de pâte et en confectionner une tarte (ma préférence va aux mini-quiches, car c'est facile à emporter pour le lunch à l'école ou au bureau).Garniture: les carottes cuites la veille, en purée (ou en rondelles) avec un oeuf battu et un peu d'emmental (20' prépa- cuisson 25' pour des mini-quiches- 40' pour une tarte 22 ou 28 cm).
      • Le soir (une fois les légumineuses cuites), après  un petit cocktail carottes/chou vert/gingembre, profiter de votre Oscar pour mouliner vite fait une tartinade (10' de plus) assaisonnée d'huile, de curry en pâte, de cornichons, d'échalote.

    Idées pour organiser le travail: commencer par ce qui va cuire le plus longtemps (les légumineuses; n'oubliez pas le bicarbonate de soude)  puis, lancer les céréales. Après cela faire la quiche- une grande prend moins de temps que 12 petites, penser à lancer le préchauffage du four pendant la préparation- et ensuite, pendant la cuisson de la quiche- ou tarte- préparer les biscuits. Pendant la cuisson des biscuits... faire la vaisselle ou la ranger! Le soir, faire la tartinade. Le tout: 1h30 à 2h de boulot. Et un frigo rempli de bonnes choses Mort de rire.

    Idées de menus pour le dimanche, et la suite de la semaine:

    A midi : Soupe de panais et carottes (faite), salade de betteraves rouges (cuites le samedi), riz  (cuite le matin)sauté au poulet (cuit la veille);

    Le soir : Bouillon de poulet (cuit la veille), mini quiches aux carottes (le matin), salade de mâche (panier du mardi).

    Dans la semaine à la maison:

    Crudités, pâtes ou quinoa ou couscous + sauce tomate+poulet haché, ou porc détaillé en dés et prestement réchauffé.

    Soupe, riz + légumes + blancs poulet restants réchauffés au wok-          Légumes vapeur + sauce légumes/oléagineux+ sauce tomate restante +boîte poisson +crudité (carotte et/ou chou rapé)-           

    Soupe, tarte salée avec restant des légumes vapeur de la veille+œuf+comté rapé, crudités (salade)

    Roulade de saumon (ou poisson à la vapeur) , sauce citron+crudités, pommes de terre vapeur+beurre et herbes  Dans la semaine au lunch:Thermos au bureau avec soupe.         

    Restes du dimanche + germes : petite salade mêlant légumes cuits et crus (carotte rapée, betteraves cuites, légumineuses) ;

    ou avocat- prévoir sel et citron avec le petit couteau et la petite cuillère !

    Mini-quiches

    Salade de riz ou de quinoa avec légumes, fromage de chèvre, sauce tamari, graines.

    Tartines

    Wraps avec tartinade, crudités, jambon

    Biscuits

    Pour ceux et celles qui commencent; et si vous vous lanciez dans l'aventure pendant les congés ? Ou seulement un week-en par mois ?

  • La quiche est une tarte !

    Mini quiches chèvre-romarin

                  mini quiches chèvre romarin (sans lardons...)

    Selon mes recherches sur Internet, le mot « quiche » ne se rapporte qu’au plat, d’origine lorraine, constitué de pâte surmontée d’un appareil de crème, d’œufs et de lard; Tout le reste s’appellerait « tarte salée ». Evidemment, lorsqu’une cuisinière a rajouté des poireaux émincés au mélange décrit plus haut, il s’est agit d’une « quiche aux poireaux ». Et toutes les variantes imaginables… Donc, comment  dire ? Quiche ou Tarte ? Disons que si vous avez des œufs, de la crème ET des lardons, plus un autre ingrédient (ou non….) alors ce sera une quiche ;

    Pour ma part, je raisonne  en « cuisine-santé ». Je cherche donc à composer des plats équilibrés, en sachant qu’il ne faut pas de grandes quantités de protéines pour  rester en santé. Donc, il sera inutile de mettre trop de crème, trop de fromage  de surcharger avec des lardons, toutes sources de protéines et de graisses animales. La grande règle est de mettre beaucoup de légumes (auparavant cuits à la vapeur, généralement) ; des épices, des herbes, des graines pour varier les goûts. Un peu de fromage, d’œufs (qui ont la propriété de faire tenir certains légumes ensemble…), un peu de crème pour le moelleux (cela peut aussi être de la crème d’avoine, de soja occasionnellement, ou de la béchamelle, faite avec du lait de riz, ou du jus de la cuisson des légumes). Les lardons, dont le goût fumé est apprécié, peuvent être remplacés par du tofu fumé, ou de la scarmozza (mozzarella fumée) ; un peu de viande, ou poisson (saumon fumé, pancetta, jambon cru, lardons, anchois). En général les recettes traditionnelles contiennent trop de gras et trop de protéines…Adaptez les, en renforçant les légumes et diminuant le reste !

    Pour ce qui est de la pâte, évidemment, toujours en cuisine-santé, il s’agit de la faire soi-même : cela prend tellement peu de temps, et c’est tellement facile (exception fait de la pâte feuilletée, qui est facile mais longue à faire !) que ce serait dommage de ne pas contrôler ses ingrédients. Quelques règles également : de la farine bio, plutôt blanche, fraîche si vous le pouvez, épeautre ou froment ; du beurre bio, cru, de préférence, ou de l’huile d’olive, ou de carthame ; de l’eau du sel, et parfois du fromage blanc, cru aussi, si vous en avez. Pour changer, des graines (sésame, pavot), des farines différentes (maïs, riz, pois chiches, châtaigne). Important : ne pas travailler trop la pâte, la laisser reposer 30’ minimum. Peut se conserver 1 semaine au frigo (sous cellophane… à préparer le dimanche pour une utilisation des restes le jeudi ! Peut également se conserver 6 mois au congélo… Plus d’excuses pour encore acheter sa pâte toute faite, même bio. De plus, l’argument prix plaide aussi pour …Une pâte à tarte brisée maison (farine bio de froment et beurre de ferme) revient à 0,80€, contre 1,80 à 2,15€ (pour une pâte au froment bio) dans le commerce...Par ailleurs, une tarte est idéale pour déguiser les restes et faire manger les légumes à ceux qui ne les apprécient pas outre mesure!

    Et vous ? Quelles sont vos habitudes, en terme de quiches, pâtes à tartes et garnitures ? Quelle est votre recette favorite ?

    Quelques recettes  glanées ici ou là:

    Quiche Potimarron et tofu fumé de Cléa

    Tarte romanesque de Cléa

    Tarte fine aux tomates et au camembert de Cuisine Campagne

    Tarte ratte-munster  de BlogBio

    Pizza végétarienne aux légumes des Epices Au Pif

    Tarte au bleu du Vercors de Ma Nature

    Et je m'en voudrais de ne pas signaler "La-tarte-à-la-carotte-ô-thèque" de la Belle au Blé Dormant (76 recettes !) pour un légume de saison, riche en vitamines, pas cher, et vite préparé!

    Pour les recettes de pâte, inratable et bien expliquée pour les débutants, voyez chez Taty:

    Pâte douce de Maïla (au beurre et fromage blanc)

    Pâte brisée

  • Bases de la cuisine santé II

    Huile d'Olive

    Huile d'olive italienne bio

     

    S’il y a bien un sujet « santé » en cuisine, c’est celui des graisses ! Les discours publicitaires nous bassinent  avec leurs conseils en tout genre – qu’est-ce que ça doit rapporter, de faire de l’huile, de la margarine ou du beurre allégé! - et  les différentes chapelles des nutritionnistes nous font tourner la tête : mono, poly, insaturées, saturées, oméga 3, 6, 9 , cholestérol...

    Les croyances sont nombreuses, et difficiles à extirper. En même temps, à quel « sain » se vouer ?

    Comme en toute chose, il est important de garder la mesure, et surtout, surtout de s’écouter. Ne prenez jamais rien (même cette phrase) comme parole d’évangile, et testez les choses sur vous-mêmes. A une seule condition : testez sur vous-mêmes des produits sains,( de préférence bio ou dont vous connaissez le producteur et le soin apporté à ses produits,) des produits extraits à froid, et donc crus ! voyez les effets sur vous-mêmes... Retenez aussi ceci à propos des graisses saturées : c’est à cause d’une erreur d’interprétation des statistiques que l’on a attribué à ces dernières leur mauvaise réputation dans l’augmentation des maladies coronariennes. Ce sont les graisses artificiellement saturées (comme la margarine) qui causeraient, selon les dernières révisions par les autorités américaines, des problèmes aux artères. (source « Cuisine à toute vapeur » Taty, Ed.Aladdin) 

    Maintenant, ceci, comme le reste, vous pouvez le prendre avec des pincettes. Mais il est certain que moins vos graisses seront « chipotées » et « chimiquées », mieux vos cellules seront nourries. Et si vous veillez à l’équilibre des graisses (pour les définitions cliquez ici) animales cachées, saturées, végétales, vous serez à peu près sûrs de tenir le bon bout…

     

    Pour ma part je travaille dans ma cuisine avec:

    •  De la graisse de palme non hydrogénée : la plus stable à la cuisson, ses propriétés lui permettent une digestibilité très grande.
    • De l’huile d’olive vppf , également stable à la cuisson mais moins que la graisse de palme. Je l’utilise beaucoup en cru, évidemment…
    • De l’huile de sésame, de pépins de courge, de colza, de noix, d’argan, de nigelle, bio, en alternance ou suivant le goût, l'envie et les plats.
    • Du beurre cru sur l'assiette ou le pain, du beurre clarifié (ghee en cuisine indienne) pour la cuisson.
    • Du saindoux ou de la graisse de canard (excellent pour les pommes de terre rissolées !)
    • Des purées d’oléagineux (noisettes, amandes, cacahuètes, sésame) pour les vinaigrettes, les sauces crues, les caviars de tournesol...
    • De la crème de coco

     

    En veillant à l'équilibre, dans la joie

    et la bonne humeur  ! Et vous? Qu'utilisez-vous comme graisses dans votre cuisine ?

  • Bases de la cuisine santé I

     

     

    (source image www.lanutrition.fr)

     

     

    Quel casse-tête quand on commence à vouloir changer son alimentation ! Que ce soit par conviction « écologique », éthique, ou par nécessité médicale,  c’est comme d’essayer la cuisine d’un nouveau pays ... Les ingrédients, l’aspect des aliments, la cuisson de ceux-ci, les termes utilisés,  tout vous déroute, alors que chez tel ou tel vous avez goûté un délicieux taboulé de quinoa ou des galettes de riz tout à fait appétissantes. Mais comment les refaire ?

    Et parfois, les explications de l’épicier bio (ne parlons pas de celles des supermarchés, inexistantes) sont succinctes,  lacunaires, ou mêmes si elles sont complètes, la liste des questions n’en finit pas de s’allonger une fois les talons tournés hors du magasin (n’est-ce pas Véronique ?).

    Pour ma part, je suis tombée dans la marmite du bio, du grain complet et des aliments ressourçants dès ma naissance. Mon chemin m'a conduite à continuer à me nourrir plus ou moins sainement quand j’ai quitté la maison et commencé à voler de mes propres ailes. Oui, à ce moment là, (au milieu  des années 80) les magasins bios étaient (plus) rares, les légumes bio en vente en ville, encore plus, et les supermarchés ignoraient superbement ce marché "de niche". Heureusement, je ramenais des cageots du jardin de mon père chaque fois que je revenais de la campagne et pour le reste, je faisais avec ce qu’il y avait. Prix du bio, ou pas, en en tous les cas, pour toute une série d’aliments de base, je n’aurais pas pu faire autrement que de les acheter en bio, version non raffinée: l’huile (vierge de première pression à froid), la farine (la plus fraîchement moulue), le pain, les céréales complètes ou mi-complètes, le sucre de canne... 

    Heureusement, aujourd'hui, des systèmes de distribution de produits bio (achats groupés, paniers bio, coopératives de producteurs bio) permettent à des consommateurs aux portefeuilles moins épais de se tourner au maximum vers les produits bio (et au fait, si l'on considère le problème dans sa globalité, santé, bien-être, environnement, avenir de nos enfants, le bio, c'est non seulement peu cher, mais l'assurance de notre survie à tous sur la terre).

    Pour ceux et celles d’entre vous qui sont des nouveaux venus dans ce pays de la cuisine santé, d'une alimentation plus proche de la terre, plus respectueuse du soi,  les quelques billets qui se trouveront dans la catégorie « les bases de la cuisine-santé » (mais il n'y a pas de T dans cuisine...) pourront vous aider à  tracer votre chemin dans ces nouvelles contrées !

    Je réviserai mes classiques (en cette période d'examens, tiens, c'est normal) avec vous... En plusieurs chapitres, car il y en a, tels les étages de la pyramide qui illustre ce billet.

    Cette pyramide diffère de celle qui est diffusée notamment par le plan national nutrition santé, en Belgique et en France. La base de l'alimentation, suivant le PNNS, est constituée des céréales.

    Or, la pyramide défendue par Thierry Souccar présente

    les légumes en premier, et je vous engage à lire attentivement la page qui lui est consacrée sur ce très intéressant site, qui démonte des croyances qui nous sont injectées... par nos gouvernements, mal conseillés, sans doutes, par quelques lobbyeurs travaillant pour telle ou telle firme agro-alimentaire.

    La part des graisses est également très importante, beaucoup plus que dans la "pyramide officielle", qui les place juste avant  les sucreries et pâtisseries. Or, les graisses crues, végétales et animales,et de qualité, sont indispensables au fonctionnement optimal de notre corps et un formidable atout anti-vieillissement.

    Rendez-vous au prochain billet!

     

  • Vertus du bouillon de poulet à l'ancienne

    Bouillon de poulet

    Un bon bouillon réveille un mort

    (proverbe du Sud des Etats-Unis)

     

    Une des bases de la cuisine "santé" est assurément le bouillon de poulet. Mais pourquoi s'embêter à faire son bouillon chaque semaine, alors que K*** et M*** font d'excellents petits parallélépipèdes, aux goûts divers, et que même, si on veut du bio, il y a des fabricants très honnêtes de bouillon de légumes (Morga, Rapunzel) ? Oui, pourquoi ?

     

    Parce que Taty (encore elle!) m'a ouvert les yeux, grâce à son impertinente "lettre personnelle Cuisine Nature" et ses recensions de divers auteurs, comme l'endocrinologue Raymond Peat. Je vous engage à  acheter ces lettres, la parution en est arrêtée, mais la somme d'infos concernant la "nutrition adaptée à chacun, suivant son état métabolique, son environnement, ses fragilités" est énorme, prémachée, et terriblement bien documentée. Néanmoins, je peux vous résumer de manière très basique, que Raymond Peat a pu mettre à jour pourquoi une préparation millénaire comme le bouillon, fait avec quelques os, a permis d'aider à soigner des maladies comme l'ostéoporose, l'arthrose, le diabète, les grippes, permet d'assimiler des minéraux, du calcium, à mieux digérer et assimiler les protéines, les féculents, les aliments cuits pris en même temps. Une question d'acides aminés, différents de ceux contenus dans les viandes "musculeuses", et qui sont protecteurs de la cellule au lieu d'être des encrasseurs.  Les buveurs  de bouillon de poulet maison à l'ancienne  ont la peau douce, les os renforcés, et même, ajoute Sally Fallon, qui a écrit "Nourishing Traditions" et une ode au bouillon (en anglais) une "sparkle love life" (j'en veux aussi).

     

    Quand à la tradition autour du bouillon, elle existe dans chaque culture culinaire, des "fonds" à la française, jusqu'aux bouillons asiatiques, en passant par toute la tradition nord-africaine, et cela au moins depuis Henri IV (16ème siècle) et sa célèbre phrase:

    "Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche".

    (Et encore, ça c'est en France, je suis certaine que les chinois avaient déjà généralisé la préparation du bouillon depuis des millénaires!).

     

    Comme quoi, reprendre une tradition en cuisine, ce n'est pas seulement endosser un héritage, c'est aussi souvent bénéficier de la sagesse éprouvée par des dizaines de générations. Grâce aux recherches actuelles, nous pouvons consciemment reprendre à notre compte des pratiques ancestrales, empiriques... et bénéfiques.

     

    Tentés ?

     

    Ingrédients:

    2l d'eau

    6 ou 12 ailes de poulets bio (il y en a régulièrement chez Delhaize)

    ou 1 carcasse de poulet (de bonne qualité!) à demander à votre gentil boucher, volailler etc.

    ou 1 poulet entier

    1 poireau

    1 carotte

    1 oignon piqué d'un clou de girofle

    3 grains de poivre

    1 pincée de sel

    1 verre de vin blanc (du bon, pas nécessairement cher)

     

    Comment faire:

    Déposez la carcasse (ou les pilons, ou le poulet) dans l'eau, ajoutez-y le poireau (blanc et vert, propre, et entier), la carotte propre - moi je ne l'épluche pas- l'oignon (épluché, là) piqué de son clou, poivre, sel, vin (à tout casser, 5')Faites chauffez jusqu'à presqu'ébullition, puis réduisez très fortement pour coninuer à cuire, sans bouillir, pendant 1h ou 2, suivant ce que vous avez mis dedans.

    Récupérez la viande, s'il y en a, jetez les légumes (essorés); gardez le gras et mettez votre bouillon au frais.

    Le truc, si mon bouillon a refroidi (le lendemain, par ex.) avec tout dedans car je n'ai pas eu le temps de m'en occuper: je réchauffe un peu, comme ça, la gélatine et la graisse redeviennent liquide, et la viande se détache beaucoup mieux des os.

     

    La recette  est ici, EN IMAGES,  chez Taty. Vous verrez qu'il est important de respecter certaines règles simples, comme une cuisson longue, douce, et l'adjonction d'un acide (Sally Fallon recommande le vinaigre, Taty le vin  blanc, qui a ma nette préférence, je vous l'avoue). Préférez des produits bio, mais ça va de soi, non ? Mais je vous assure qu'on a rarement vu plus vite fait (il n'y a que la cuisson qui est longue). N'ayez pas peur de la gélatine qui se forme après refroidissement, c'est elle qui contient ces précieux acides aminés qui vont vous cajoler les mitochondries. 

     

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    Et maintenant, que vais-je faire de mon bouillon, me demandent Clotilde et Véronique, tentées par les vertus (quasi magiques, avouons-le) de cette potion traditionnelle ?

     

    Mais plein de bonnes choses, et pas seulement pour votre santé!

     

    Une soupe moulinée: ma soupe de céleri rave au curry rouge

    Un bouillon thaï:  Tom Kha Kaï chez Touta

    Un plat complet italien: le minestrone de chez saveurs du monde

    Un risotto: chez Scally de C'est moi qui l'ai fait, un risotto aux crevettes et petits pois

    Des Matzo balls et leur bouillon, une recette juive chez Station Gourmande

    Des nikitouches, une recette tunisienne,

    Une classique béchamel

     

    Vous pouvez vous en servir comme pour y faire cuire la quinoa, le riz, les lentilles, pour mouiller un ragoût, un colombo, un paprikache, vous pouvez y plonger quelques feuilles d'épinard cru, quelques fines lamelles de parmesan, quelques légumes cuits à la vapeur, quelques crevettes, des lamelles de porc cuit au four doux, vous pouvez même réchauffer votre jus de légumes avec la même quantité de bouillon chaud, l'hiver, si vous avez du mal à boire des jus froids.

     

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    Le bouillon en vidéo : simple comme Jules

     

  • Kéfir aphrodisiaque

    Kéfir de lait

     

     

    Le kéfir est paré de nombres de vertus, d'après Max Labbé (Ces étonnants aliments végétaux fermentés et lacto-fermentés, Ed. Labbé). C'est une boisson originaire du Caucase, effervescente et fermentée, à base de lait ou d'eau, de sucre, de fruits secs et frais. Bénéfique pour la flore intestinale, antiseptique stomaco-intestinal, et pour des tas d'autres malaises. Et les qualités aphrodisiaques ? bon, ça c'est le clin d'oeil à Jean-Louis...

    Me voici enfin l’heureuse propriétaire de grains de kéfir de lait ardemment demandés et jamais obtenus (aucun des honorables lecteurs de ce blog n’étant donc amateur), grâce au net et à son Amicale Internationale des Amateurs de Kéfir .

     

    C’est après quelques essais ratés de yaourt (au four…, ou dans un ustensile glané sur e-bay et dont j’ai très vite cassé le verre ) que j’ai pensé au kéfir : ce truc là m’avait l’air du même genre mais inratable, pas besoin d’une t° précise, ni d’un temps donné, ni quoi que ce soit d’autres que du lait (bio & cru de préférence, mais d’après les récits glanés sur le net, monsieur Kéfir n’est pas difficile, il se contenterait même de lait déshydraté, avec de l’eau quand même !) et  d'un pot en verre à ouverture large.

    Eh oui, ça marche, dans des conditions "à peu près" qui enchantent mon sens du hasard et de la surprise. Donc j'adore, c'est simplissime, et en plus avec ce petit goût frais et pétillant : c'est bon. Le tout, maintenant, est de trouver des amateurs pour la multiplication des grains...


    Edit du 14 octobre 2013


    J'ai des grains de kéfir à partager. Cliquez et envoyez moi un mail.


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