Bouquins - Page 2

  • Petites conserves d'une ferme bio- Pam Corbin & zestes bergamote

    Zestes berg.jpg

    Il y a plusieurs mois déjà que j'ai acheté ce petit livre de Pam Corbin. Elle est surnommée "Pam the jam" (confiture) et a fondé une ferme qui promeut l'agriculture bio, les ressources locales et le partage de savoirs.

    Je ne la connaissais pas avant de découvrir son livre qui est une mine d'info sur la manière de conserver facilement et tout au long de l'année les fruits/légumes/fleurs que la nature nous offre parfois en abondance à certaines époques de l'année et à ces moments là seulement.

    Notre fréquentation assidue des supermarchés nous offrant une abondance factice des mêmes produits tout au long de l'année (brocolis, concombres, courgettes, poivrons, salades) nous a éloigné petit à petit de la saisonnalité et des possibilités de conserver des aliments par divers procédés (il n'y a pas que le congélateur et les bocaux stérilisés) et d'ainsi en prolonger le plaisir.

    Sans compter que certains procédés (fermentation lactique, conservation au vinaigre de cidre, déshydratation) augmentent les propriétés de certains aliments et ainsi constituent des bienfaits pour la santé.

    Elle a choisi de classer ses recettes par thème (confitures, condiments, vinaigres aromatisés,  fruits en bocaux, sauce, ketchup et conserves à l'huile). J'ai déjà réalisé divers ketchup (on entamera le dernier bocal, réalisé au mois de septembre en cette deuxième semaine d'avril...), de la sauce pontak (condiment aux baies de sureau), du raifort rapé au vinaigre, sel et sucre.

    Dans la même veine, et aussi facile à faire, j'ai fait sécher divers zestes d'agrumes (orange, citron bergamote, clémentine). En effet, ceux-ci ne sont pas disponibles non plus toute l'année.

    Récoltés grâce à ma rape microplane, les zestes sont mis à sécher sur un papier "cuisson" au four-encore-chaud-mais-éteint et ensuite conservés dans une boîte étanche. Le parfum des citrons bergamote (seulement disponible fin janvier/février) sont absolument divins... vous pouvez les utiliser aussi bien dans des préparations de viandes salées (type tajine, merveilleux) ou dans des cakes, madeleines ou bien sablés (recette à suivre)


  • Pour qui sonne le gras

    grascoverp1.JPG Sous ce titre un peu blagueur se cache un indispensable bouquin reprenant les nombreuses feuilles déjà écrites par Taty (notamment dans les excellentes "lettres de la cuisine nature" qui ne sont plus disponible), et les toutes dernières infos disponibles quant à cette mystérieuse maladie très répandue, j'ai nommé la "lipidophobie" (lisez l'intro).

    C'est grave docteur ?

    Effectivement, depuis la mode des régimes "chaudières" nous avons honni le gras, (moi la première, je les ai tous fait les régimes, dans les années 80 et 90) sous toutes ses formes, sans distinction de qualité : ces régimes  nous comparent à des chaudières, où "la machine" (ainsi nommé notre organisme) doit ingérer autant de calories qu'elle n'en dépense, afin de rester "mince". Et comme le gras est ce qui est le plus calorique, ces régimes merveilleux ont fait du gras l'ennemi à abattre, oubliant que nos cellules sont composées à 60% de lipides, et que "ces mêmes lipides interviennent dans la régulation des réactions intercellullaires, dans lec ommunications intercellullaires et dans la transmission des données entre neurones" (Marcel Arickx). Le corps, épuisé par ces diètes ne respectant pas ses besoins, prend le dessus en fin de journée (Ah, les craquages de 18h) lorsque le cerveau vous ordonne d'ouvrir le frigo ou le placard et de manger du gras (et alors, n'importe quoi: chips, cacahuètes grillées, biscuits industriels, chocolats).

    Mais alors, je dois manger gras... et je peux rester mince ?

    Changer ses habitudes, ce n'est pas facile. Mais le jeu en vaut largement la chandelle. Il faut bannir TOUTES LES GRAISSES INDUSTRIELLES ET LES PRODUITS EN CONTENANT. Une razzia dans le frigo et les placards s'impose. Mais la toute première chose à faire est de remplacer son huile tout venant par de la bonne huile végétale de première pression à froid. Ensuite, de faire des mélanges soi-même pour bénéficier des apports différents de chaque huile, à manger crue, sur les aliments cuits ou crus. Puis de ne plus cuire qu'à la graisse de palme; coco; saindoux ou huile d'olive... quelques pistes dans cet article. Progressivement, vous n'aurez plus besoin de vous jeter sur n'importe quel aliment gras et sucré (en général) pour être rassasié.

    Pour plus d'enseignements sur cette matière très peu médiatisée, lisez aussi le blog tenu par Taty, qui reprend ses réponses à des questions de lecteurs par mail sur ce sujet.

    Autres:

    Qui est Taty ?

    Où trouver ses bouquins ? chez Trop Bon (notamment) et sur Internet.

    Graisses saturées

     

     


  • Où bien manger dans le quartier européen à Bruxelles

    cover

    Les guides sont très nombreux à Bruxelles, que ce soit sur Internet ou en papier.  En général, je me demande toujours si le restaurateur au payé ou non pour une insertion dans le guide- souvent des publicités sont insérées dans le guide en plus des critiques (le nombre de sollicitations pour des insertions publicitaires est incroyable, chez Trop Bon on nous téléphone pour cela toutes les semaines) et si le critique est bien "objectif"...

    Difficile de l'être, tous les goûts sont dans la nature, et il en va des restau comme des films au cinéma, tous les genres sont représentés, pour plaire à tout le monde. Cependant, si tous les genres sont permis,(et en respectant les goût de chacun)  je ne supporte pas que l'on me serve au restaurant des produits industriels, sans goût, décongelés et réchauffés au micro-ondes.

    Dans ce guide, les auteurs pointent ce genre de produits trop souvent servis dans les usines "à bouffe" (qui existent dans tous les quartiers de Bruxelles, pas seulement du côté des Institutions Européennes, mais bon, c'est ce coin là qui est passé au crible).

    Les restaus plutôt slowfood sont pointés également, les auteurs (Hughes Belin et Sophie Wozniak) étant des membres du convivium de Bruxelles (Karikol) et militant pour une alimentation " bonne, propre et juste".

    Le bouquin est divisé en zones (Madou St Josse, Madou Liberté, Saqure de Meeus, Place du Luxembourg , place Jourdan, Schuman Charlemagne, Schuman Auderghem, Mérode) pour ceux qui connaissent un peu le coin, et les visites ont été exhaustives: le moindre snack qui sert un panini a été visité et examiné à la loupe, le commentaire est succint mais explicite, il y a une couleur pour donner le ton général (de rouge à bleu en passant par jaune et vert,le vert et le bleu étant le top) et il y a 4 stars, sur plus de 400 restau/snacks visités, vous voyez bien que les auteurs sont assez sévères...

    Le moins: peu de photos, hélas (ce qui nous met le guide à 9,95€, pas très cher). Des picto difficiles à déchiffrer.

    Le plus: de chouettes magasins d'alimentation passés au crible dans la zone également. Des mises à jour sont promise sur le site. Un index avec tous les restaus à la fin.



     

  • Comment organiser sa semaine santé dans la cuisine ?

    ricochets01ricochets02ricochets04ricochets03

    Illustrations tirées du livre de S.Ezgulian "Petits ricochets de cuisine"

    Dans nos vies de femmes et d'hommes pressés par le boulot, les mômes, notre couple, les trajets et la vie tout court, prendre le temps de bien choisir ses aliments et de les cuisiner de manière savoureuse relève presque de l'impossible pari.

    Cela dit, qui prendra soin de notre santé à part nous ? Or le débat porte exactement là dessus. Se faire plaisir en mangeant est une chose essentielle. Ne pas creuser sa tombe avec ses dents aussi! Quelle responsabilité est la nôtre, aux fourneaux! Contenter, charmer, apaiser la faim mais aussi faire saliver, maintenir en éqquilibre, forme, santé  nos convives, quelle mission. Pour certain(e)s elle est pesante, car chacun n'a pas reçu au berceau ou par son éducation la passion pour cuisiner... Dès lors l'apprentissage peut être long et pesant, et je pense qu'il ne faut pas chercher plus loin le succès des cours de cuisine.

    Succès aussi pour les cours que nous donnons chez Trop Bon, puisque l'aspect "santé, forme, équilibre,ressourcement" est essentiel pour nous... Cela dit, comme évoqué plus haut, quand votre mère/père ne vous a pas biberonné au bio, à l'autarcie, la récup' et la cuisine des restes, comment fait-on ?

    Plusieurs pistes:

    • S'offrir le très joli livre de Sonia Ezgulian, qui un jour fit un énooorme pot au feu pour régaler ses amis, et pris le pari de nourrir Emmanuel (son mari) et elle-même les jours suivants avec les restes. Sonia cuisine et Emmanuel prend les photos. Très sympa et bourré de bonnes idées, voire carrément originales. L'atelier des chefs en parle.La marmite de Cathy aussi.
    • Aller piocher des astuces dans les blogs et sites de cuisine traditionnels, en n'oubliant pas de les mixer avec vos connaissances en cuisine bio et ressourçante.Cuisiner vite

    Recettes "gains de temps"

    Recettes légumineuses

    • Ou assister au cours "comment organiser ma semaine santé" chez Trop Bon (abonnez vous à la gazette de Trop Bon pour recevoir l'offre dès qu'elle est publiée car les cours se remplissent très vite). Comment remplir ses placards, où faire ses courses, les paniers bio, les producteurs, trouver de la bonne viande pas trop chère, du beurre et du lait cru à Bruxelles, comment cuisiner le we pour prendre de l'avance, quelles recettes, comment faire ces fameux ricochets (cuisiner les restesn quoi) sans avoir l'impression de manger la même chose 3 soirs de suite ? 

    Fameux challenge ! Et vous, quelle est votre meilleure astuce de réutilisation en cuisine ?



     

  • Une expérience de locavore: et vous ?

    kingslover

     

    J'étais déjà une lectrice de Barbara Kingsolver (Une romancière américaine, scientifique de formation, qui écrit des romans dont les thèmes tournent autour de l'écologie, et de femmes qui se battent pour que leur vie tourne comme elles le souhaitent), et quand j'ai reçu pour mon dernier anniversaire ce dernier opus, j'étais donc ravie.

    Ce n'est pas un roman, mais un journal qui reprend mois après mois une année d'autarcie de la famille Kingsolver Hopp (ils s'y sont mis à trois pour la rédaction, la mère, le père et la fille ainée). Après des années passées en Arizona, la famille (les parents et deux filles)  retourne vers le Nord des US et les Appalaches pour y cultiver une terre plus fertile, sous un climat plus humide que celui de l'Arizona désseché, et tenter de vivre sans autre apport alimentaire que celui produit par ce jardin!

    Le texte est donc une compilation des expériences potagères de Barbara, des encarts informatifs de Steven, et des recettes concoctées par Camille (il est aussi fait récit de l'élevage de poulets de Lily, la cadette, par Barbara).

    Vous le devinez: Barbara, Steve, Camille et Lily ont tenté le "locavorisme" ou comment se nourrir uniquement des produits d'une région ? Vous avez sûrement entendu ou lu à ce propos (êtes-vous locavore ou distavore ? )

    Cela demande une certaine abnégation. Car même si je suis largement convaincue que les produits poussés sur le lopin de terre où vous respirez sont plus adéquats pour votre organisme ( au point de vue énergétique) que des aliments venus de continents lointains, il m'est difficile d'imaginer éliminer certains produits complètement de mon régime alimentaire: bananes, citrons, graisse de palme, crème de coco, thé, café, vanille, cannelle, tonka, sucre de canne...par exemple, et la liste n'est pas close.

    Et pourtant, comme la famille Kingsolver Hopp ( visitez leur site:animal vegetable miracle) nous pourrions encore faire des efforts... (ils se sont passés de bananes pendant un an!)

    "Si chaque citoyen américain consommait chaque semaine un repas (quel qu'il soit) composé de viandes et légumes produits localement de façon biologique, la consommation de pétrole serait réduite de plus de 1,1 million de barils de pétrole par semaine. (...) devenir une nation moins tributaire en matière d'énergie pourrait commencer très simplement par un bon petit déjeuner." S.Hopp

    Donc, un seul repas par semaine, comme par exemple un petit déjeuner composé de pain maison (farine d'épeautre d'Ardenne), de beurre (Ferme Ottoul à Mohiville), d'oeufs de ferme (Coprosain, région de Ath), d'un jus de pommes (verger familial dans le Condroz ) et de carottes (maraîcher Born près de Havelange), et d'une tisane de romarin (qui pousse sur ma terrasse...). Seul le sel ne vient pas de Belgique, mais de France...

    Et vous, quel repas est composé à 99% de produits de chez vous, ou pas loin (disons max. 160 km; ce qui est la distance communément admise chez les locavores) ?

     

     

     

  • TOXIC

    Pastrami

    Grâce à TexMex du  blog "ma vie au jour le jour" j'ai lu "Toxic" de William Reymond (Ed. J'ai lu). Le choc a été véritable, même si j'en connaissais déjà pas mal au niveau malbouffe et escroqueries diverses de l'industrie agro-alimentaires. Le livre est sous-titré "obésité, malbouffe, maladies... enquête sur les vrais coupables". Et il se lit comme un thriller, et là, tout est vrai! Inutile de se cacher sous la couette pour échapper aux espions de littérature. Ce journaliste d'enquête indépendant, français d'origine, a mené sa recherche, de manière passionnante et documentée. Pourquoi, comment 127 millions d'américains se retrouvent-ils trop gros, quelles sont les conséquences économiques et pathologiques d'une telle épidémie ? Vous allez apprendre des tas de trucs, depuis le dilemme de l'omnivore jusqu'à l'invention du sirop de glucose fructose ( high fructose corn syrup), en passant par les tortures infligées aux animaux d'élevage, et l'empoisonnement de la population aux acides gras trans.

    Imprégnée des données du bouquin, je me suis donc envolée vers les States le mois dernier, dans un trou (perdu pour le slow food! ) nommé Las Vegas. Pas pour vacances, mais pour le boulot (mon autre boulot, pas celui dans la "cuisine-sante"). Sans assurance de pouvoir dénicher un "raw and organic cafe", et bassinant mon voisin de vol depuis le décollage, car il a eu l'audace, le pauvre, de nous offrir un bloody mary. Moi qui pensait naïvement qu'il s'agissait de gin et de jus de tomate agrémenté de worcestershire sauce! Quand j'ai vu la composition de la cannette(plusieurs sucres différents donc le terrible high fructose corn syrup, qui dérègle la pancreas, en cas de consommation excessive, bien sûr)...je me suis dit qu'il n'allait pas être si simple de trouver quelque chose de mangeable, disons, dans mon optique;-)

    La seule boisson exempte de ce satanique sirop de glucose fructose, c'est l'eau pure, et bizarrement, l'ice tea, lequel est un thé glacé, donc, de l'eau et du thé très froids. Les sucrettes (aspartame et autres édulcorants) sont à part. Bon, peut-être qu'il n'y en avait pas non plus dans la Budweiser, mais je n'en suis pas fana, voyez. Pour d'autres exemples, lisez l'article "Manger tout et n'importe quoi" de TexMex.

    Bon, c'est pas tout ça. Voyage à la NAB, séminaire avec Jean-Jacques Crèvecoeur, week-end de ressourcement culinaire: tout cela, et bien d'autres choses ont rempli à ras bord ces dernières semaines... mais ne doivent pas me faire oublier ce blog, qui fête aujourdhui ses 2 bougies.

    Merci à tous mes lecteurs!

  • Divin Quotidien: un slow book

    Divin quotidien

     

    Pas de nourritures terrestres dans ce slow book "à déguster en prenant son temps, pour laisser à chaque chapitre la chance de faire son chemin vers votre coeur", mais une succession de thèmes, " Amitiés", "Merci", "Prières", "Ménages", " Graines" (extrait ci-dessous), évoqués en quatre courts et denses paragraphes.

    L'auteur, Hughes Belin est français, journaliste gastronomique (haha, le voilà, le lien avec ce blog!) installé à Bruxelles (encore un lien) et présent à la Foire du Livre de Bruxelles (sur le site de Tour et Taxis) ce dimanche à entre 11h et 14h pour une séance de dédicaces, sur le stand "Espace Poésie" 121, ,avec les éditions Laetoli.

    Sinon, le blog "Divin quotidien" vous dit tout et le reste... notamment sur les bonnes adresses où trouver ce slow book, petit bréviaire à tenir près de soi.

    "Il ne faut pas grand chose pour planter une graine d'amour: juste un sourire, un geste tendre, un pardon, une parole vraie, de l'écoute ou de l'aide. (...) Celui qui plante une graine ne sait jamais si elle poussera, mais il faut quand même lui donner une chance. D'ailleurs, planter une graine en toute confiance, c'est déjà lui donner un peu d'engrais".Hughes Belin.