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  • La force de ce que nous sommes

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    Les membres de Slow-Food International, rattachés aux différents conviviums dans chaque pays (Karikol est le convivium de Bruxelles, dont je suis membre... venez nous rejoindre !) reçoivent une très belle revue quadrimestrielle. Dans le dernier numéro de 2007, le président international (et fondateur) de Slow Food, Carlo Petrini nous livre un magnifique article en ouverture du magazine. je ne résiste pas à l'envie de vous en livrer de larges passages, tellement ces quelques mots expriment ce en quoi je crois et ce que j'aimerais répandre autour de moi (c'est le temps de l'Avent qui commence...)

    " Nous voulons une Terre saine, productive, respectée et au service d'hommes et de femmes fiers de leur culture; Une Terre à l'avenir radieux. Nous voulons l'abondance, la dignité pour tous, en particulier pour les paysans et les travailleurs du monde de la nourriture pour qu'ils puissent vivre dignement et contribuer à bâtir un nouveau système de la nourriture. Nous voulons la lune, pouvoir penser en grand, sans limites. L'utopie ne nous efffraie pas, nous n'avons pas peur l'imaginer des progrès qui fassent date, pas peur de nous mettre au travail dans ce but. (...)

    Ce qui se présente aujourd'ui comme un réseau mondial de sujets hétérogènes et engagés - des citadins aux paysans, en passant par les cuisiniers et les universitaires- est le cadre idéal pour faire pousser et s'épanouir le concept de nouvelle gastronomie, de science au service d'un système où la nourriture est centrale et sait garantir bien plus que la simple subsistance ou la plaisir que peut et doit apporter la pratique d'une bonne culture matérielle.(...)

    La nourriture est fondamentale dans nos vies et influence presque toutes nos activités. L'émergence éclatante de l'évidence scientifique d'une lien entre la production mondiale de nourriture et l'état de santé actuel de la terre en est la preuve la plus éclatante. Ce caractère central et absolu de la nourriture devrait être la seule raison pour laquelle nous nous engageons à poursuivre la qualité répondant aux critères du bon, du propre et du juste. Je me rends compte que ce n'est pas chose facile, mais je suis également convaincu que nous sommes sur la bonne voie. Il existe notre engagement à l'éducation, qui se traduit aujourd'hui par le projet des jardins potagers d'école et autres; la prise de conscience qu 'au fond, nous des coproducteurs et non pas de simples consommateurs passifs; l'attention et le soin prodigués dans la sauvegarde et le maintien en vie des traditions populaires et de la biodiversité; tout cela est la preuve que nous nous acheminons à petits pas dans la bonne direction. (...)

    C'est l'attitude générale des personnes qui construira la force du réseau: pour cela, il faut imaginer une nouvelle échelle de valeurs fondée sur la générosité. Si on réalise beaucoup de ces projets au niveau local, dans les communautés, celles-ci ne doivent pas rester fermées, ou pis encore, miser sur une idée d'autarcie irréalisable; Ce serait une grande erreur, dans le réseau, les communautés, les divers sujets qui le composent, sont en contact permanent, communiquent et sont aussi disposés à donner à aider sans rien prétendre en retour, convaincus que c'est la force des idées partagées qui changera le monde."

    Carlo Petrini, Président International de Slow-Food.

     

  • Slow Food

    slow food

     

    L'autre jour, je goûtais au plaisirs de la cantine de l'école de ma fille (enfin quand je dis plaisirs, c'est hélas ironique). J'aurais bien aimé avoir Jamie Oliver comme chef (même habillé); cependant en Belgique, nous avons aussi des personnes soucieuses de nourriture saine, bio et de restauration collective, qui ne sont pas antinomiques!

     

    Grâce à Taty, qui y participera, j'ai eu connaissance du colloque "Comment lancer le mouvement Slow Food ?" (en Belgique, car celui-ci existe déjà dans beaucoup de pays, et vous y adhèrerez quand vous saurez que "Slow Food est une association qui s'oppose aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ; qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale, qui a des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants, qui travaille pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires") . Ce colloque est organisé par Etopia à Namur le 23/03.

     

    Plusieurs tables rondes en parallèle seront animées par des intervenants de qualités, autour de thèmes aussi intéressants que

     

    "Du consommateur au co-producteur : comment faire participer les citoyens au processus de production et le rendre accessible à tous ?"

     

    ou bien

    "L’éducation au goût : quel rôle pour les écoles et les associations ?

    ou encore

    Entre biodiversité et ethnodiversité : comment protéger notre patrimoine naturel et gastronomique ?"  (Taty participe à cette table ronde)

    Et... eheh....

    Restaurants et restauration collective : comment rendre compatible rentabilité et accessibilité à la restauration slow ?" Ah nous y voilà! Il y a donc moyen, un militant de la cuisine  bio en collectivité et cuisinier lui-même, Philippe Renard est là pour nous le prouver,(il participera aussi à cette table ronde).

     

    Bon, Apolline, si nous lançions une pétition à l'école, ou Clo, si on faisait du lobbying dans la boîte pour obtenir une nourriture capable de nous régéner au lieu de nous abrutir...

     

    Pour en revenir à notre colloque,  il est suivi d'un w-e dont le programme a l'air très alléchant, lui aussi, mais... hélas, je suis hors limite d'âge....

     

    W-E des 24 et 25 mars, 12 ateliers réservés aux moins de 35 ans

    Ateliers « Après le fast-food, un monde à réinventer »

    ON RECHERCHE 150 JEUNES DE MOINS DE 35 ANS !

    En pratique

    -  Les ateliers ont lieu à l’Ecole hôtelière provinciale de Namur, Avenue de l’Ermitage, 7 à 5000 Namur (Citadelle). La participation aux ateliers est gratuite et l’inscription obligatoire.
    -  Un Pass à 12 € donne accès au petit-déjeuner du samedi, aux repas de midi et à la soirée.
    -  Un hébergement gratuit sera proposé chez l’habitant. Possibilité de souper et loger en Auberge de jeunesse dès le vendredi soir.
    -  Le repas du samedi midi sera préparé par Claude Pohlig, Maître-cuisinier. Le repas du dimanche midi sera préparé par des producteurs bio.

     

    Inscrivez-vous, si vous êtes intéressés, ici !