legumes oublies

  • Röstis de rutabaga à la tomme de Lisbelle

    Rostis rutabaga.jpg

    Le rutabaga, franchement, il y a plus sexy comme légume... Croisement entre le chou frisé et le navet, d'origine suédoise, il est resté dans l'inconscient collectif (comme le pain noir, d'ailleurs) un aliment de pénurie alimentaire (souvenirs de la guerre 40/45).

    Mais bon, c'est la pleine saison, mon fournisseur m'en propose des pièces vraiment énormes (+/-700gr!) et il n'y a plus de betteraves rouges... Après le panais, le persil tubéreux, le topinambour, le radis noir,  tadaaaaaam, le voici, le dernier invité de vos dîners slow food!

    J'ai déjà testé la soupe de rutabaga au miel, les tagliatelles de rutabaga à la vapeur, le stoemp au rutabaga, voici le must:  le rösti !

    Il faut dire que l'ajout de la tomme de brebis de Lisbelle* facilite beaucoup la tâche. Son goût est extra, relève toutes les préparations... 

    Pour ne pas passer des heures devant votre poêle à cuire les röstis comme préconisé dans la plupart des recettes, voyez plutôt mon petit truc!

    Ingrédients: pour 4 à 6 personnes

    300gr de rutabaga (épluché)
    300gr de pommes de terre (épluchées)
    200gr de tomme de brebis
    Poivre, sel, huile d'olive

    Comment faire

    Préchauffez votre four à 200°. Choisissez la grille à râper de votre robot: gros trous. Sinon, prenez ce qu'il y a, je suis sûre que ça marche aussi. Râpez d'abord le fromage, mettez le dans un grand bol, ensuite le rutabaga et les pommes de terre. 1 càs d'huile d'olive dans le bol, du poivre (beaucoup, c'est meilleur) et du sel (pas trop), vous mélangez avec les mains pour bien homogéeniser les trois ingrédients. Ensuite, déposez des petits tas de la préparation (toujours avec vos doigts, c'est plus facile) dans les alvéoles d'un moule à tartelette en silicone (dans ce style, ici), en enfournez (c'est mou, pas facile hein ? Surtout si vous avez oublié, comme moi, de sortir la grille avant qu'elle ne soit bouillante. Encore un truc: votre planche à découper, elle se glisse en dessous et vous permet de déposer le moule sans renverser, ouf).

    10' à 200° puis 10 à 160°. Pendant ce temps, on a le temps de faire la vinaigrette pour les crudités, qui vont SUPER bien avec des röstis, lesquels sont meilleurs chauds.

    Il en reste! ça se réchauffe très bien, dans les empreintes, ou dans un plat à four...

    Des variantes: oui, m'dame, ça marche très bien avec tous les légumes racines: carottes, céleri raves, betteraves rouges, panais, navets jaunes, bleu... Et pourquoi pas essayer avec du cheddar ? ça aussi, ça doit être top.

    * Où trouver dans notre belle capitale belche de la tomme de Lisbelle ? Je sais que chez Jacques Defrenne (super fromages, bio ou de terroir, sur le marché de Flagey le we et sur celui des chasseurs ardennais à Schaerbeek le vendredi soir) vous en trouverez, ainsi que chez les Pea's, super épicerie bio et terroir à Etterbeek...

     

  • Biodiversité et légumes oubliés

    230907SF1

    Ceux- celles- qui me lisent régulièrement savent que je suis abonnée à un panier de légumes, - qui me garantit des légumes du pays et de saison-que je mange régulièrement du panais, de la courge butternut, des topinambours, que je prône l'usage du chou sous toutes les formes possibles, que la betterave rouge est une amie... ce sont des légumes un peu "oubliés du supermarché", mais cette conférence-dégustation Slow Food où je vous convie vous en fera voir de bien plus oubliés que ceux que je viens de vous citer... J'ai découvert la crosne du Japon et la ficoïde glaciale, que j'ai hâte d'apprendre à cuisiner (voire à cultiver, car bientôt je me lancerai dans un carré potager)...

    La conférence dégustation se tiendra le dimanche 21 octobre de 18h à 21h chez
    Sasasa Schaerbeek et portera sur le thème des légumes oubliés et de la biodiversité. La conférence sera animée par Claude Poligh, maître cuisinier de Belgique et Anne Bortels & José Veys, collectionneurs de  légumes oubliés.


    Claude Pohlig est Maître-cuisinier (« les deux singes », « Grand Corroy », « Agastache & Tonka »). Actuellement, son activité est essentiellement centrée sur un service traiteur.Il est passionné par les plantes sauvages, les légumes anciens ou oubliés et leurs fleurs comestibles.
    Anne Bortels & José Veys sont des  "collectionneurs de légumes oubliés", et initiateurs du projet les "Jardins de Pomone" à Strombeek.


    PAF (dégustations comprises)

    Membres Slow Food: 25€
    Non membres : 35€

    Réservation et inscription

    Par e-mail :
    Info@sasasa.be

    Lieu

    Ecole d'Arts SASASA

    Av. M.Maeterlinck, 2

    1030 Bruxelles


    Vous aurez la possibilité de vous inscrire à Slow Food sur place!


    Au plaisir de vous y retrouver !

  • Velouté de topinambour (à ma façon)

    Fred (du magasin Biologic) m’a donné quelques topinambours poussés à la sauvage dans son jardin, derrière le magasin.

    Le topinambour est un légume tellement laid qu’il est difficile de le prendre en photo, et d’ailleurs, j’y ai renoncé. C’est un croisement entre une racine de gingembre et une pomme de terre, et malgré la mode de cuisiner des « légumes oubliés », vous pourriez vous demander

    1) comment on nettoie cela,

    2) si c’est bon.

     

    D’ailleurs pour parler de mode même dans le "Elle" de cette semaine, on parle de topinambours ! Si c'est pas de la hype, qu'est-ce donc ?

    Velouté recette Elle

     

    Pour le nettoyage, simple: munissez vous d’une brosse à légumes, frottez bien vos topinambours, en ôtant au couteau les parties abîmées (doucement, ce n'est pas une casserole non plus).

    Une fois rincés, dans le panier vapeur et zou, c’est parti pour une cuisson allant de 25 à 40’, suivant que vous voulez les déguster en tranches, en morceaux ou en purée, voire velouté. Vous ôterez la pelure une fois cuits, ça va tout seul !

     

    Est-ce bon ? Si vous aimez l’artichaut, ça vous plaira ! C’est une saveur délicate et fine, et en soupe, avec un peu de beurre et de lait, notamment c’est délicieux.

     

    soupe topinambour

     

    Velouté de topinambour (à ma façon)

     

     

    500g de topinambours cuits à la vapeur (en purée…)

    100ml de lait tiédi

    200 ml d’eau frémissante

    1cc de bouillon de légume Morga

     

    Pour rajouter un goût un peu  plus « nerveux » : quelques cl de jus de céleri vert, à rajouter dans le bol ou l’assiette. Verdira joliment la soupe…et son astringence corrigera quelque peu l’extrême douceur de cette soupe.

     

    Si vous êtes intéressés par ces légumes « oubliés » voici une conférence  prochainement à Bruxelles (le 29/11) pour tenter de vous en souvenir !